LE GOUVERNEMENT ET LE LOGEMENT : CHRONIQUE D’UN NAUFRAGE ET D'UN RIDICULE SANS NOM!
Pompier-pyromane. L’expression n’a jamais semblé aussi juste pour qualifier l’exécutif actuel. Après avoir méthodiquement asphyxié le marché de l'immobilier à coups de normes écologiques punitives et d’une fiscalité de plomb, le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, vient d’annoncer un « plan de sauvetage » qui sonne comme un aveu de faillite intellectuelle : autoriser à nouveau la location des passoires thermiques. Bienvenue dans l’ère du rétropédalage permanent.
C'est un spectacle presque comique, s'il n'était pas tragique pour des millions de Français. Dans un entretien exclusif accordé au Parisien ce 23 avril 2026, Vincent Jeanbrun, ministre du Logement et de la Ville, a dévoilé les contours de son futur projet de loi. Le mot d’ordre ? « Urgence ». Mais de quelle urgence parle-t-on ? De celle qu’ils ont eux-mêmes créée.
Le DPE : l’arme du crime
Pendant des années, le gouvernement a fait du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) le juge de paix, ou plutôt le bourreau, du parc immobilier privé. En interdisant progressivement la mise en location des logements classés G, puis F, l’État a purement et simplement retiré du marché des centaines de milliers de biens. Résultat : une pénurie de logements sans précédent, des étudiants à la rue et des familles incapables de se loger dans les zones tendues.
Aujourd'hui, face au mur qu'ils ont eux-mêmes bâti, le ministre Jeanbrun propose de « suspendre » ou d’assouplir ces interdictions. C’est le triomphe de l’absurde : on autorise aujourd’hui ce que l’on criminalisait hier comme un « crime écologique ». Le gouvernement reconnaît enfin, à demi-mot, que l'idéologie verte ne remplace pas un toit.
Le mirage des incitations fiscales
Pour tenter de dorer la pilule, Vincent Jeanbrun agite la carotte des « incitations fiscales ». Une autre ironie quand on sait que la France détient déjà des records de prélèvements obligatoires et que la fiscalité immobilière (suppression de la taxe d'habitation compensée par l'explosion de la taxe foncière, IFI, taxes sur les loyers) a découragé les investisseurs les plus résilients.
Vouloir « inciter » après avoir passé des années à « punir » relève de la schizophrénie politique. Le ministre espère-t-il vraiment que les propriétaires, échaudés par des années de mépris et de changements de règles incessants, vont se ruer sur ces nouveaux dispositifs ? Le contrat de confiance est rompu. On ne répare pas un marché dévasté par des décisions dogmatiques avec quelques rustines fiscales de dernière minute.
L’aveu d’impuissance d’un ministre « en trombe »
Sébastien Lecornu et Vincent Jeanbrun paradent à Marseille, multipliant les annonces sur le nouvel ANRU ou l’attribution des logements sociaux par les maires. Mais derrière cette agitation médiatique se cache une réalité brutale : le gouvernement n’a plus de boussole.
Passer de la « transition écologique radicale » à la « location des passoires » montre que le logiciel gouvernemental a crashé. On demande aux Français de faire des sacrifices, de rénover à prix d’or avec des matériaux dont les prix s'envolent, pour finalement leur dire que, tout compte fait, la priorité est de remplir les logements vides qu'ils ont eux-mêmes vidés.
Conclusion : La fin du dogme, le début du chaos
Ce projet de loi Jeanbrun ne marquera pas le début d'une solution, mais la confirmation d'un échec. Le ridicule est atteint lorsque l'on présente comme une « ambition » le simple fait de défaire les bêtises que l'on a soi-même imposées.
La crise du logement en France n’est pas une fatalité climatique, c’est une construction bureaucratique. En voulant transformer chaque studio en laboratoire d’excellence énergétique sans tenir compte de la réalité économique, le gouvernement a tué le rêve de l’accession et de la location sereine. Aujourd'hui, il tente de réanimer le cadavre. Il serait temps de comprendre que pour régler la crise, il ne faut pas « un plan de plus », mais simplement laisser les Français respirer, louer et bâtir sans les entraves d’un État qui joue au grand architecte mais finit toujours par se prendre les pieds dans le tapis.
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